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Histoire

La plus ancienne évocation connue de la commune de Soulaines-sur-Aubance remonte au XIIe siècle, sous le nom de Sollempniis. Ce nom peut être rapproché du mot latin sollemnĭtās [-atis, n.] : solennité, d’où pourrait venir le nom de la commune. Il est cependant plus vraisemblable que ce toponyme tire tout simplement son origine du patronyme latin "Solemnius", très répandu à l’époque gallo-romaine, que pouvait porter le propriétaire d’un domaine rural situé à l’emplacement du village actuel.

Les fief et seigneurie de la paroisse relèvent successivement du château d’Angers et de l’évêché. En 1688, ces terres sont acquises par François de la Forêt d’Armaillé, baron de Craon et conseiller au Parlement de Paris, dont la famille en conservera la propriété jusqu’en 1789.
Eglise reconstruite après 1840
Pendant la Révolution, le curé, Pierre-Jérôme Chatizel, est élu député aux Etats Généraux. Il prête serment, mais se rétracte ensuite et devient un farouche opposant à la Constitution civile du clergé. Lorsque le District d’Angers envoie une centaine de gardes nationaux pour l’arrêter dans la nuit du 28 au 29 juin 1791, il doit s’enfuir et s’exiler en Angleterre. Les curés constitutionnels qui le remplacent se heurtent à l’hostilité des habitants et le culte clandestin est assuré par des prêtres réfractaires cachés par les habitants de Soulaines et de Mozé. Une autre grande figure de cette époque, Renée Bordereau, dite "l’Angevin", originaire du hameau des Baluères, participe aux guerres de Vendée aux côtés des Blancs. Le bourg et le château de la Morinière sont incendiés par les troupes républicaines le 22 juillet 1793, immédiatement avant le château de la Crossonnière et le bourg de Mozé.

Au début du XIXe, en raison de sa situation au croisement des chemins allant de la Petit pont de Rochambeaubutte d’Erigné à Vihiers, et de Denée à Brissac, le bourg connaît une période florissante, atteignant 851 habitants en 1846. Paysans, vignerons, artisans et commerçants connaissent alors une certaine prospérité. C’est à cette époque que, pour faciliter les liaisons avec les Ponts-de-Cé, une route est aménagée à travers les roches de Rochambeau : de 1854 à 1858 est réalisée une tranchée de 5 à 7 m. de profondeur à pics et à pioche par les agriculteurs de la commune.

L’ère industrielle entraîne ensuite le déclin de la commune, à l’écart des grands axes routiers et non desservie par le chemin de fer. L’électrification de la commune ne s’achèvera qu’en 1965, deux ans après le réseau de distribution d’eau potable. La population diminue. Commerces et artisans disparaissent peu à peu.
Rue centrale du bourg
La reprise se produit au cours des années 70-80, la commune pouvant offrir des terrains constructibles aux portes d’Angers pour accueillir de nouveaux habitants. Soulaines revit en devenant une commune résidentielle. L’augmentation continue de sa population va de paire avec la rénovation du centre-bourg et le renforcement des équipements publics (Mairie transférée dans l’ancien presbytère rénové, en 1985, restauration de la salle des fêtes Henri Cortequisse en 1993, Groupe scolaire Nicolas Condorcet achevé en 1995, ancienne Grange aux Dîmes entièrement rénovée en 2002 pour devenir salle de spectacle), ainsi qu’avec la création de lotissements à proximité immédiate du bourg (années 90 puis début des années 2010).

Évolution de la population

  • Jusqu’en 1789 (en "feux", c’est à dire nombre de maisons) :
1688 1691 170017091713171517201725173217441789
185 185 150 185 200 172 154 165 145 146 205
  • Epoque contemporaine (en nombre d’habitants) :
1793 1800 1806 182118311836 18411846 1851
720 779 618 746 789 800 791 851 840
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
762 763 695 657 605 630 620 603 550
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
519 535 503 434 412 419 423 433 424
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012
390 402 506 694 1032 1189 1193 1144 1194

Sources :

Célestin Port, Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire, Angers, Librairie Richer, 1988.
site ALM : http://www.angersloiremetropole.fr/accueil/
Avec l’aimable participation de Monsieur Gérard Robin